LA MANDOLINA Op. 58.1 (1891)

(La mandoline)

Música de Gabriel Fauré (1845 - 1924)

Texto de Paul Verlaine (1844 - 1896)

 

Les donneurs de sérénades                        
Et les belles écouteuses
Echangent des propos fades,
Sous les ramures chanteuses.

C'est Tircis et c'est Aminte,
Et c'est l'éternel Clitandre,
Et c'est Damis, qui pour mainte
Cruelle fit maint vers tendres.

Leurs courtes vestes de soie,
Leurs longues robes à queues,
Leur élégance, leur joie 
Et leurs molles ombres bleues 

Tourbillonnent dans l'extase 
D'une lune rose et grise, 
Et la mandoline jase 
Parmi les frissons de brise.


Los que dan las serenatas
y las enamoradas que los escuchan
parlotean con recato
bajo el rumor de la fronda.

Es Tircis y es Aminta,
es el eterno Clítandro
y es Damis, tan cruel,
que a menudo paga con ternezas.

Cortas levitas de seda,
largos vestidos de cola,
su elegancia, su alegría 
y sus sombras desvaídas, 

giran, cautivas y extasiadas,
por una luna rosa y gris. 
Y entre la titubeante brisa
todo lo canta la mandolina.



Escaneado y Traducido por:
Alfredo García 2004